mercredi 27 mai 2015

On the road again... Et une tendinite rotulienne pour me rappeler que le camping, c'est génial mais quand il pleut... Je vous laisse imaginer les dégâts

Un titre un tantinet très long j'en conviens mais qui résume à lui seul les quelques jours passés à vagabonder à même le monde...

Après un long voyage, voire quelques mois de vie en Angleterre (2012/2013), j'avais quelque peu délaissé les voyages réguliers (à savoir presque chaque weekend) pour me consacrer à ce long et pénible travail qu'est la profession de professeure-documentaliste et étudiante en dernière année de Master MEEF.
Il me tardait ainsi de laisser derrière moi deux années de souffrances (fortes utiles) pour me rejetter à pleine haleine dans l'aventure. Aventure que j'avais pu reprendre deux semaines dans la belle province québécoise avec en prime un petit crochet par New York City (juillet 2014) et quelques jours à Londres à la fin de l'année 2014, capitale de l'empire britannique (y vais-je peut-être un peu fort ?) où les délices de la vie anglaise m'avaient bien manquées :/ 

Puis, j'avais pu en février rechausser mes bottes, mes baskets (pas les deux en même temps, je vous rassure) et enfiler ma parka pour visiter les terres belges en découvrant les charmes d'Oostende, De Panne (dépanne haha) et Brugge (mes papilles se rappellent sans détour de ce bon chocolat qui a pu fondre sous ma langue...). De même, étant aventurière jusqu'au bout et ne pouvant me résigner à admettre que j'avais tort, mes pieds violacés se rappellent parfaitement de la température de la Mer du Nord... Oui, il va sans dire que faire trempette avec les mollusques en février n'était pas une partie de plaisir. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas ! 

Une longue introduction pour rappeler que j'aime découvrir de nouvelles choses et, c'est ce pourquoi, une nouvelle lubie m'est apparue : celle de renouer avec le camping... sauvage, ça va de soi. Mon côté aventurier (ou peut-être naïf, insouciant, qu'en sais-je ?) ne pouvait se résoudre à laisser passer une telle affaire sur leboncoin lorsque mes rétines virent une magnifique tente pour une bouchée de pain.

C'est donc tout naturellement que je suis partie la tester (ou plutôt aurais-je voulu la tester à bon escient) dans le Sud pour découvrir ce tout petit pays qu'est le Liechtenstein. 
Le Liechtenstein me demanderez-vous ? Je vous répondrai doublement oui. Bien qu'étant de taille relativement minuscule (160 km²), il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un des pays les plus riches au monde puisqu'il posséderait le plus fort PIB par habitant et de surcroît a un taux de chômage des plus faibles au monde (2.5 à 3%). Alors, Français, Française, ça vous en bouche un coin, n'est-ce pas ?
Nous avons donc visité sa capitale Vaduz qui ressemble à s'y méprendre à une petite ville très bien construite (un très beau château, de très belles petites boutiques et de somptueuses ruelles où il fait bon flâner, quelques musées (musée de la Poste, musée des Beaux-Arts, musée national, musée du ski)) et où mes talents linguistiques nous ont permis de nous tirer d'affaire. En effet, nous cherchions une place pour garer le véhicule nous ayant mené à destination et quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons découvert avec horreur que nos euros ne nous permettaient pas de payer notre place dans le parking souterrain alors que le parcmètre indiquait tout le contraire. 
Ayant avisé un gardien, nous avons tant bien que mal expliqué notre situation et je ne sais si c'est le fait que nous étions touriste, mes sourires enjôleurs (héhéhé) mais toujours est-il que notre sauveur nous a fait comprendre qu'il allait nous tirer d'affaires en nous faisant sortir gratuitement car nous nous étions trompés par mégarde de parking. En effet, deux parking adjacents dont un réservé à la clientèle de la banque étaient côte à côte. Nous étions bien sûr entrés dans celui-ci...

Quelle aventure pour si peu alors que nous venions d'arriver. Je sentais la réticence du conducteur de la voiture m'ayant menée à bon port puisqu'il voulait déjà repartir ! Mais grâce à ma patience d'ange, tout finit bien et nous avons pu découvrir avec délice les charmes de la capitale liechtensteinoise. 


oeuvre d'art / arrière plan : château de Vaduz

Une des nombreuses banques du Liechtenstein

Timbre géant apposé sur le sol
Schloss Vaduz (anciennement appelé : Hohenliechtenstein) - résidence officielle de la Principauté
Par la suite, nos pas nous ont conduits à faire de la randonnée dans les montagnes nichées aux alentours et surtout parce que notre curiosité a été attisée par un écriteau indiquant le Wildschloss à environ une heure de marche à travers bois en pleine montée et entrecoupée de passages complètement déboisés sous un soleil de plomb.
Etant des randonneurs aguerris, nous n’avions aucune bouteille d’eau et aucun encas pour nous assurer une quelconque survie si nous en avions le besoin… Mais nous avons survécu tout en repérant d’éventuelles places de camping pour nous assurer une nuitée au calme… la tâche s’avérait ardue en début d’après-midi.
Panorama sur les Alpes rhétiques

Wildschloss

Paysage aux alentours du château en ruine


Comme stipulé auparavant, le Liechtenstein est un petit pays. Après notre randonnée dans la montagne, nous sommes partis visiter les alentours afin de bénéficier du panorama exceptionnel et ce, notamment, à Triesenberg. Cependant, nos visites se sont taries aux alentours de 18h et nous ne savions toujours pas où planter notre tente et surtout, nos craintes commençaient à prendre forme puisque le temps commençait à se gâter. C’est donc tout naturellement que nous sommes partis vers notre destination suivante à savoir le lac suisse de Walenstadt, qui aurait selon la petite histoire, inspiré le non moins célèbre Liszt.

Le lac était vraiment beau mais y planter notre tente se serait avéré ardu. En effet, le vent, le lac à proximité sans arbre pour nous assurer une quelconque protection et surtout la proximité avec la civilisation me rebutaient. Je m’étais fixée un horaire d’arrivée pour 19h.
Nous continuions notre route vers Zurich (notre troisième étape) et je sentais la nervosité des occupants du véhicule (oui il s’agissait d’une première pour nous que de camper sauvagement!) mais je me sentais en confiance et cette confiance s’est révélée positive lorsque nous avons trouvé notre havre de paix, une petite aire de jeux pour enfants abandonnée, à 18h55 précises (donc entre Walenstadt et Zurich) J

Planter la tente, réfléchir à comment bien la protéger et nous protéger par la même occasion furent assez simples au final. Nous étions tranquillement en train de profiter d'un peu de repos, de vaquer à nos occupations et surtout de reposer nos jambes gonflées lorsqu'elle est arrivée. Par vague puis brutalement. Cette fichue pluie avait commencée à ternir notre voyage. Nous avions beau être sous le couvert des arbres mais elle était battante, elle nous poursuivait, nous donnait du fil à retordre. Normalement, la tente devait être imperméable mais il faut croire qu'une averse durant toute la nuit était plus forte qu'une petite tente de camping sans prétention. Nous avons donc dû rebrousser chemin vers la voiture non sans tout démonter avec vitesse...

Quelle nuit... Mes somnifères ont bien fait effet (certes j'ai triché) mais quel réveil... Ma jambe droite était bloquée, immobilisée et je sentais une douleur poindre dans le genou (toujours présente à l'heure actuelle L
Cependant, le soleil qui passait à travers le couvert des feuilles me réjouissait d'avance et nous avons pu profiter d'un petit déjeuner fort profitable tout en remettant en ordre notre véhicule et penser à notre destination suivante...

Zurich (son théâtre, son cirque, son lac, ses différents jardins botaniques, asiatiques...etc.) et Constance (son lac, son architecture) étaient nos deux dernières destinations. Deux très belles villes que j'ai eu du mal à apprécier du fait de la douleur dans mon genou qui s'est aggravée lors de la seconde nuit à nouveau dans la voiture (en Suisse, interdiction formelle de camper sous peine d'une amende salée et au vu des panneaux indiquant cette interdiction, nous avons préféré réitérer l'expérience dodo à l'abri).
Entre boitillement, douleurs aiguës permanentes et vitesse d'escargot, je n'ai pu profiter pleinement de ces deux villes qui ont chacune leur personnalité propre.
Quelque part entre ciel et terre...

Originalité : se brosser les dents dans un parking souterrain

Zurich
Zurich

Lac de Zurich

Lac de Constance - endroit 2 dodo

Un compagnon pour le petit déjeuner 
Konstanz

Constance

Ruelle de Constance

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire