jeudi 27 août 2015

Voyage au pays du froid : la Norvège (Norge)

Road trip improvisé en Norvège du 11 juillet au 18 juillet 2015


Plus d'un mois s'est écoulé depuis mon retour de Norvège où j'ai passé une semaine merveilleuse avant que de retrouver mes chères amies québécoise et allemande en Europe centrale.

Que dire de la Norvège ? A quoi vous fait penser directement ce pays réputé somptueux pour ses fjords et légendes en tous genres ?
Et bien suivez mon récit...

Bien qu’extrêmement onéreux (un plein d'essence pour 700 couronnes norvégiennes (=85€ selon le cours de la monnaie / un mini sandwich pour l'équivalent de 6.50€ à Bergen / un parking à 70 couronnes norvégiennes l'heure à Oslo), j'ai pu profiter d'un cadre exceptionnel pour découvrir de nombreuses activités et de magnifiques paysages que mes yeux n'avaient pu encore visualiser.

Kjeragbolten
Voir des skieurs aguerris en plein mois de juillet est somme toute monnaie courante là-bas et les campeurs sont fortement bien appréciés (tant mieux pour nous puisque nous avions connu de mauvaises mésaventures lors d'une ancienne expédition au Liechtenstein) donc autant vous dire que vous devez avoir l'âme d'un écologiste ou d'un passionné de la nature car la Norvège n'est pas forcément réputée pour son shopping mais pour ses paysages naturels.

En effet, entre des randonnées de 3,5h à 5h au Preikestolen ou à la prestigieuse Kjeragbolten, une initiation au canoë sur l'Eidfjord, l'escalade de glaciers au Folgefonna ou la découverte de magnifiques petits sentiers au milieu de chèvres laissées en semi-liberté, la Norvège est un pays que vous devriez ajouter à votre to-do list...
Preikestolen
Au Preikestolen
Lac du Bondhusvatnet et glacier Bondhusbreen












Nous avions décidé de nous concentrer sur le Sud de la Norvège puisqu'en une semaine, réaliser une expédition plus importante n'aurait pas été sans conséquence. Cela dit, nous n'avons, pour rien au monde, regretter notre choix bien que les îles Lofoten (Bodø) ou même Tromsø eussent été une véritable joie si nous avions pu nous y rendre. Un jour viendra, peut-être...

Si je devais résumer la Norvège en quelques mots, j'utiliserais les termes de végétaux, bois, forêt, neige éternelle, bien-être, sécurité, froid, nuit/jour.
Nous avons donc, aventuriers comme nous le sommes, expérimenté la vraie vie du camping sauvage et découvert que la nuit n'était pas une nuit comme nous pouvions les connaître en France puisque la nuit noire n'était présente qu'aux alentours de 00h30 et le soleil pointait le bout de ses rayons aux alentours de 04h30...
22h52 et encore de belles heures de clarté devant nous

Ne pas savoir si nous allions trouver une place agréable pour dormir, si la pluie serait trop insistante, le froid ne sera pas si mordant (la température est descendue jusque 5 degrés alors que vous, braves européens, aviez la canicule !) sont des expériences qui forment les apprentis campeurs que nous sommes (étions :)). Vivre en autarcie, être couchés à même le sol, grelotter, ne plus avoir de sanitaires et d'endroits décents pour se laver sont des éléments m'ayant permis de me mettre au final dans des conditions extrêmes mais néanmoins utiles pour me retrouver personnellement dans ce monde où la facilité et le consumérisme priment.
Certes, certains pensent que nous étions fous ou ont pu se moquer de nous mais les entendre juste parler de la dernière paire de chaussures qu'ils ont pu repérer aux quatre coins du monde ne m'intéresse guère et c'est ce genre de personnes qui me font doucement rigoler face au peu de culture humaniste qu'ils peuvent avoir. C'est vrai, une paire de Louboutins a toujours permis de remplir un cerveau comme le disait si bien notre cher Montaigne : "mieux vaut une tête bien faite que bien pleine".
Bref, revenons à mon récit après cette courte parenthèse...

Ainsi, oui, notre voyage a pu être difficile mais vivre en harmonie avec la Nature a toujours été bénéfique pour moi (peut-être encore parce que le cadre de vie en Norvège est utopique (cf. Heddal et sa magnifique église en bois debout). De plus, ses habitants sont en tout point respectueux de leur environnement (le recyclage des bouteilles en plastiques se fait en magasin moyennant quelques couronnes non-négligeables pour s'approvisionner) et ré-utilisent directement les matières premières (bois, eau, pierre) pour construire leur(s) maison(s) (généralement, les Norvégiens ont deux maisons) qui sont surélevées sur des blocs de pierre et où le toit est souvent végétal (en France, cette tendance ne parvient toujours malheureusement pas à décoller :/).
Vøringfossen

Toits végétaux











Ensuite, les Norvégiens sont vraiment semblables aux clichés dépeints : une majorité est blonde aux yeux d'un bleu pénétrant et est sportive à tous les niveaux. Quelle honte pour moi que de souffler comme un bœuf lors d'un "hiking" plutôt éprouvant alors que nous devions escalader des montagnes avec pour seule aide extérieure les muscles de nos jambes endolories et une sorte de corde métallique et voir des enfants, des vieillards effectuer cette randonnée extrême sans éprouver la moindre fatigue...

Pour conclure, je dirais que même le plus inhumain des terriens ne pourrait que s'extasier devant les paysages que je fus amenée à voir et que même si ma fatigue fut encore présente avant que d'attaquer mon second road trip du mois de juillet en Europe centrale, je ne regrette absolument pas ce périple qui m'a amenée à la re-découverte de sensations jadis oubliées.
Itinéraire (plus de 1700 km avec les détours non mentionnés sur la carte)

Sur la route entre Moss et Eidfjord...
Troll norvégien
La morue de Bergen
Les ruelles colorées de Stavanger