Tabarnak, la belle province me manque déjà...

Rédigé à l’aéroport lors de l’attente de l’avion qui allait me ramener dans mon pays natal, ce récit met en avant une certaine introspection à un moment bien précis de ma vie : un nouveau retour…

15 juillet 2014 

Deux amies qui s’étreignent pour une dernière accolade, une furieuse envie de pleurer, deux sourires et nos derniers mots : « à bientôt »
Quand j’ai vu la cavalier bleue de Vanessa s’éloigner de l’aéroport après de grands signes de mains, mon cœur s’est serré et je me suis entendue penser que ce voyage appartenait déjà à mon passé. Deux semaines dans un pays que j’imaginais, que j’idolâtrais et qui me manque déjà alors que j’attends mon avion dans le terminal de l’aéroport de Montréal Pierre E. Trudeau.
Une envie de prendre mes jambes à mon cou et d’abandonner à nouveau mon pays natal.
Je ne veux pas rentrer.
Honnêtement.
Du fond du cœur.
Je ne veux pas rentrer.
Une sensation de tristesse bien connue que j’avais ressenti lors de mon départ du Royaume-Uni.

Ces deux semaines, ô combien passées trop vite, étaient malades, funs, géantes, parfaites. J’ai rencontré des gens accueillants tous plus gentils les uns que les autres. Et, même si certains me « niaisaient », m’ont « pognée » au « soccer », je me suis sentie chez moi comme quand je vivais en Angleterre.
Comment puis-je, à ce point, me sentir si étrangère dans mon propre pays ? Que s’est-il passé pour que je renie ma propre identité ?

Je me revois avec tous ces québécois, leurs expressions, leurs regards et leur sentiment d’appartenance à leur belle province. Je ressens encore l’étreinte de la mère de Vanessa lorsque je suis arrivée dans la famille de mon amie. Merci à elle. Merci à eux. Ma fatigue s’est envolée ce jour-là et pourtant près de six heures de décalage horaire m’avaient « poquée ». J’ai retrouvé et rencontré de belles personnes là-bas : Vanessa, sa famille, Hélène, Marie-Claude… etc.

Poutine aux Trois Brasseurs - Québec city
Je perçois à nouveau la douleur dans mes cuisses quand nous sommes allées à Québec City, mon mal de reins quand nous attendions que commencent les shows de Lady Gaga, the Seasons, Serena Ryder, Bobby Bazini au Festival d’été de Québec. 
Sur ma langue, je retrouve les effluves de la première poutine goûtée aux Trois Brasseurs. Du fond de mes rétines, je retrouve la beauté du château Frontenac, la vue sur le Saint-Laurent, la vieille ville, la citadelle, le Parlement…


J’ai vécu de magnifiques moments à Québec city aux chutes de Montmorency et ce, même si la pluie aurait pu ternir l’image de ces paysages, rien ne put m’empêcher de m’émerveiller. J’entends encore nos conversations, les musiques typiquement québécoises (Lisa Leblanc, Les Trois Accords, Les Colocs, Loco Locass…) dans le « char » ; je revois le premier Tim Hortons dans lequel je suis entrée et où j’ai succombé à sa tentation lorsque mes pas nous portèrent à Ottawa, capitale du Canada, le lendemain de notre week-end mouvementé passé à Québec city. 

Vue de Québec city - la fresque québécoise à droite
A Ottawa 


Ottawa, normalement bilingue (hahaha), m’a également surprise de par la beauté de son architecture et notamment de son Parlement, sa bibliothèque, son musée, ses longues rues et ruelles bordées de drapeaux canadiens. La traversée du Pont Alexandra reliant Ottawa (en Ontario) et Gatineau-Hull (Québec) me fait également sourire…





Bien que « maganée », j’ai également pu m’imprégner, l’espace de quelques jours, de la vie montréalaise. Ses rues, toutes plus animées les unes que les autres, les fous-rire, les rues Sainte-Catherine & Elisabeth, le Bier Markt (7-1 pour l’Allemagne contre le Brésil youhou !), la Banquise (best place ever pour la poutine), les queues de castor, son immense bibliothèque, le métro bondé en permanence, le déluge, le « 4 et demie ? » des filles, le Mont-Royal (vue surprenante de Montréal du haut d’un de ses nombreux belvédères), les écureuils, le brunch, le cheesecake… Bref un tas de beaux moments passés !
Vue du Mont-Royal sur Montréal
J’ai fini mon périple en me rendant à New York City, et, en traversant une nouvelle frontière, j’ai eu le « bonheur » d’être titulaire d’un visa américain (6$ dans les fesses, bullshit, hostie de câlisse !) afin d’accéder à « the american dream ».
Times Square, Chrysler Building, Empire State Building, l’édifice érigé en mémoire aux disparus des attentats du 11 septembre 2001, le Central Park, la traversée du Brooklyn Bridge, la Statue de la Liberté, Washington Square (les écureuils : le retour ! J), Central Park…
Traversée de Brooklyn Bridge
Je n’ai pas de mot pour décrire toutes les émotions ressenties : émerveillement, stupéfaction, bonheur, peur (ouais, il y a des rats qui se promènent tranquilles dans la rue (25th Avenue) où nous dormions (en compagnie de « mes » gentilles québécoises). 

Carlton Arms Hostel


A ce sujet, nous avions dormi au Carlton Arms Hostel et bien que la chambre soit vieillotte, la décoration était en parfaite adéquation pour celui ou celle qui souhaite choisir sa chambre afin de s’endormir au pays des rêves.




Anyway, je pense que ce voyage, longtemps désiré, ne peut être complètement raconté si on ne le vit pas soi-même… Alors si un jour, vous aussi, vous désirez partir quelque part : foncez et ne vous retournez pas. La vie est trop courte pour avoir des regrets !
Ainsi, peut-être que vous aussi, vous aurez ce sourire aux lèvres lorsque vous noircirez une page blanche, assise derrière une table blanche à l’aéroport et que, peut-être, derrière ce sourire, vous ressentirez ce que je ressens…
Dans une de ses « tounes », Charlebois disait «je reviendrai à Montréal » et il n’a pas tort car cette ville a su réveiller en moi l’émotion ressentie au Royaume-Uni. Son côté franco-anglophone m’a réconciliée avec mon passé.

Un grand merci aux personnes m’ayant permis de donner vie à ce rêve…

Écureuil à Washington Square


Bonus : un écureuil (spécial dédicace à Vanessa !)

2 commentaires:

  1. allo! chère Mellony
    Je ne sais par qu'elle hasard, je viens de lire ton blog du 15 Juillet 2014, comme on dit; 'il n'est jamais trop tard pour bien faire'
    Et ta phrase ''Je ressens encore l’étreinte de la mère de Vanessa'' m'a fait bien plaisir et me touche énormément
    Alors toujours et à jamais tu seras la bienvenue!
    Au plaisir de te revoir au Québec ou ailleurs qui sait!
    Sylvie, la maman de Vanessa

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    1. Allo! Oh quel plaisir de lire un petit message de votre part, je ne vous oublie pas, loin de là!
      Il est fort probable que je revienne l'an prochain, je ne manquerai pas d'aller visiter Vanessa qui me manque énormément (et vous ? Qui sait pour que je ramène une bonne bouteille de Cognac pour votre époux ;) ) !
      Quand passez-vous le cap de prendre l'avion ?
      A bientôt, de gros becs !

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